Dans les cités urbaines, la concentration d’habitants par mètre carré est particulièrement élevée. Ce n’est pas le cas dans les campagnes et les régions agricoles. Dans ces zones, les fermes et projets ruraux s’étendent bien souvent sur de larges superficies.
Si la majeure des terrains est cultivable, le reste est généralement délaissé. Pourtant, cet espace naturel autour de la ferme présente un intérêt réel. Comment mettre en valeur cet espace ? Voici des éléments de réponse.
L’exploitation pour diversifier les revenus
En France, la rentabilité des fermes dépend de leur mode de fonctionnement, de leur taille et de la façon dont elles sont gérées. En général, les exploitations de maraîchages biologiques sont rentables. C’est moins le cas des autres types de fermes qui ont un rendement annuel limité. Justement, la valorisation de l’espace naturel autour d’une ferme peut augmenter son rendement.
La vente et la mise en location de l’espace naturel
Ces espaces boisés peuvent être revendus à des entreprises ou à des particuliers. La vente d’une forêt est une transaction immobilière qui porte sur les terrains boisés en incluant le foncier et le bois. Bien que cette vente porte généralement sur plusieurs hectares, elle peut être réalisée sur des portions de terrain plus réduites.
De même, cet espace peut être mis en location pour des fermiers à la recherche de mini-surfaces supplémentaire pour leurs cultures. À défaut, l’espace naturel autour de la ferme peut être un terrain d’accueil pour les camping-cars et pour les voyageurs de passage dans la région. Dans ce cas, il sera nécessaire d’installer des commodités et de s’informer sur la législation locale sur la question.
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L’installation d’un panneau solaire et la production non alimentaire
En dehors de la vente, la valorisation de l’espace naturel passe aussi la mise en place d’énergies renouvelables. L’installation de panneaux solaires sur de petites surfaces permet de produire l’électricité utilisable par la ferme. Cette solution réduit la dépendance à EDF et permet de réaliser d’importantes économies.
Aussi, les espaces libres peuvent servir dans la production non alimentaire. En effet, les fermes se spécialisent surtout dans les produits agroalimentaires. Pourtant, la demande en chanvres et en plantes aromatiques ou médicinales est réelle.
Les espaces naturels inoccupés offrent l’opportunité de développer ce type de culture. Il constitue donc un excellent complément de revenus aux productions traditionnelles de la ferme. Pour autant, ce type de culture est soumis à une réglementation particulière. Il est donc impératif de prendre les autorisations légales avant toute initiative.
L’aménagement d’un espace écologique
En plus de la diversification des revenus, la mise en valeur de la surface autour des fermes passe aussi par la création d’un espace écologique. Cette initiative présente de nombreux avantages.
Le développement des cultures
L’aménagement d’un espace écologique passe entre autres par la création d’espaces humides. Ces espaces sont des terreaux favorables à la prolifération des amphibiens et des insectes auxiliaires qui participent au développement des cultures. Par exemple, les coccinelles et les larves de syrphes sont des prédateurs pour les pucerons.
Les abeilles et les bourdons quant à eux participent à la reproduction des plantes tandis que les grenouilles dévorent les limaces et les escargots. À terme, la mise en place d’une zone écologique permet de créer un écosystème qui lutte contre les nuisibles qui détruisent les cultures.
La protection de l’environnement
Outre la création de zones humides, l’aménagement d’un espace écologique implique aussi la mise en terre de plants et l’implantation de haies ou de bandes fleuries. Les plants embellissent le paysage, créent une végétation parallèle et complètent la zone cultivable.
Les haies et les bandes fleuries permettent de créer un refuge pour la faune sauvage. Les animaux qui mangent de l’herbe ou qui chassent dans la zone limitent l’érosion du sol et participent à la croissance de la ferme.